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CM : Le fiasco des uns et les dividendes des autres

Le Mondial-2026 est presque terminé pour l’Afrique, car seul le Maroc est resté en course pour défier la France, finaliste de la dernière édition (2022) et grande favorite du tournoi, ce jeudi, en quarts de finale, à Boston. Réparties sur le trajet de la compétition, la Tunisie est la seule à sortir dès le premier tour après trois défaites : contre la Suède (1-5), le Japon (0-4) et les Pays-Bas (1-3), avec un limogeage du sélectionneur Sabri Lamouchi dès le premier match, remplacé par Hervé Renard pour deux piges pour les rencontres restantes. Du jamais-vu.

En 16e de finale, la représentativité du continent, pourtant louée par plusieurs observateurs et surtout le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, s’est rétrécie comme une peau de chagrin. Nous l’écrivions dans ces mêmes colonnes. Tour à tour, l’Afrique du Sud, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la RD Congo, le Cap-Vert, le Ghana et l’Algérie ont tous pris la porte, dont certains ont laissé une grosse déception, à l’image des Verts de Vladimir Petkovic, ce dernier sommé de quitter ses fonctions au lendemain d’une élimination sans gloire face à la Suisse (0-2).

D’ailleurs, sur les 14 entraîneurs qui ont perdu leur poste à l’épreuve de la Coupe du monde, on retrouve trois sélections africaines : la Tunisie, qui, en plus de Sabri Lamouchi, n’a pas retenu Hervé Renard, l’Algérie, bien évidemment, et enfin le Ghana, qui a remercié Carlos Queiroz (notre photo), que certains veulent déjà refiler à la Fédération algérienne de football. Jusqu’ici, les sept autres sélections n’ont pas annoncé le départ de leurs sélectionneurs respectifs, ce qui laisse croire qu’au sein des fédérations concernées, on devrait prôner la stabilité et la continuité dans le travail pour faire progresser le groupe et l’équipe.

Hossam Hassan, qui a emmené les Pharaons à un huitième de finale historique, Bubista, qui a fait trembler l’Argentine avec le Cap-Vert, ou Sébastien Desabre, qui a fait réellement progresser son équipe, les Léopards du Congo, entre le quart de finale de la CAN-2026 face à l’Algérie (0-1) et le 16e de finale contre l’Angleterre (1-2), ne devraient pas quitter leurs postes.

Par contre, le doute plane toujours sur l’avenir de Pape Thiaw, du Sénégal, et d’Emerse Faé, de la Côte d’Ivoire, ainsi que sur celui d’Hugo Broos, dont le président de la Fédération sud-africaine de football, Danny Jordaan, semble disposé à discuter d’une éventuelle prolongation du contrat du technicien belge (74 ans), qui expire à la fin de ce mois. Ce qui est certain, c’est que toutes les sélections qui garderont leurs staffs respectifs arriveront à la prochaine CAN-2027, en Ouganda, en Tanzanie et au Kenya, encore renforcées, avec un capital d’expérience et un vécu non négligeables. Mais aussi avec des automatismes améliorés et des ambitions encore plus grandes.

A contrario, des sélections comme la Tunisie et l’Algérie attendent l’arrivée d’un nouvel entraîneur, qui aura un véritable chantier à reprendre pour parer, déjà, aux éliminatoires de la CAN-2027, puis à la phase finale, qui pointe à moins d’une année (du 19 juin au 18 juillet 2027). Remobiliser les troupes, composer avec ceux qui prendront leur retraite, faire une revue d’effectif, évaluer les états à tous les niveaux, revoir le volet tactique en fonction du potentiel en place : ce sont, entre autres, autant de dossiers à prendre rapidement en charge après le désastre Vladimir Petkovic.

– MOHAMED MALIK

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Source originale: www.footafrique.com →